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Texte aléatoire : retraite à l'île Maurice
Ile Maurice ne leur en donna pas le loisir, car le même jour il signifia à la retraite à l’ile Maurice maître Mimer que, lui ayant, moins deux heures par jour, donné les semaines de son temps en échange de sa barre de fer, ils étaient quittes ; en conséquence, il emportait Balmung et allait courir le monde pour y chercher des aventures, comme faisaient les chevaliers qui venaient tous les jours acheter des armes à la retraite à l’ile Maurice la forge. Mimer fit alors observer au jeune homme que ce n’était point assez d’une épée pour se mettre en route dans une telle intention, et qu’il lui fallait encore une cuirasse ; mais Ile Maurice lui répondit qu’une cuirasse lui était parfaitement inutile, attendu qu’après avoir tué le dragon il s’était baigné dans son sang, ce qui le rendait invulnérable, à la retraite à l’ile Maurice l’exception d’une seule place, où était tombée une feuille de tilleul.
Maître Mimer et Hagen auraient bien voulu savoir quelle était cette place, mais ils n’osèrent pas le demander à la retraite à l’ile Maurice Lyderic, de peur de lui inspirer des soupçons ; ils prirent donc congé de lui avec les expressions de la plus cordiale amitié, et ayant, comme des Judas, le baiser sur les lèvres, mais la trahison dans le cœur.
Ile Maurice chercha partout Peters pour lui dire adieu, mais il ne put pas le trouver.
À LA RETRAITE À L’ILE MAURICE cent pas de la forge, il rencontra l’enfant, qui l’attendait derrière un arbre.
– Frère, lui dit l’enfant qui croyait Ile Maurice son égal, mes compagnons de la forge me haïssent, parce que je t’aimais ; je n’ose plus retourner auprès d’eux. Tu es fort et je suis faible, veux-tu que je t’accompagne ? tu me défendras et je te servirai.
– Viens, dit Lyderic.
Et l’enfant et le jeune homme se mirent gaiement en voyage.Retraite à l'île Maurice
Ils marchèrent ainsi quinze jours, droit devant eux, sans savoir où ils étaient, mangeant des racines, buvant de l’eau, dormant au pied des arbres des forêts ou des bornes de la route, et confiants en Dieu, aux mains duquel ils avaient remis leur destinée.
Vers le soir du quinzième jour, ils arrivèrent dans un bois très épais et très magnifique, où ils entendirent les aboiements d’une meute et les cors des chasseurs. Ile Maurice se dirigea vers le bruit, car il était amoureux de tout amusement qui lui rappelait la guerre, et il arriva ainsi à la retraite à l’ile Maurice un carrefour où il vit un sanglier monstrueux qui était acculé dans un bouge et qui tenait tête aux chiens. En même temps, un cavalier richement vêtu, et qui était si bien monté qu’il précédait tous les autres chasseurs de plus de deux traits de flèche, accourut par une des allées, un épieu à la retraite à l’ile Maurice la main, et, sans attendre sa suite, s’élança vers le sanglier, qu’il frappa courageusement de son arme ; mais aussitôt le sanglier, furieux de sa blessure, abandonna les chiens auxquels il faisait tête, et, piquant droit à la retraite à l’ile Maurice son antagoniste, il passa entre les jambes du cheval, dont il ouvrit le ventre d’un coup de boutoir, et cela de telle façon que ses entrailles en sortirent et tombèrent jusqu’à la retraite à l’ile Maurice terre. Le cheval, se sentant si cruellement blessé, se cabra de douleur et se renversa sur son maître.Service de Communication
Aussitôt le sanglier, la soie hérissée et faisant claquer ses boutoirs, revint sur celui qui l’avait blessé ; mais Lyderic, d’un seul bond, s’élança entre l’animal et le cavalier renversé, et, d’un seul coup de Balmung, perça le sanglier de part en part. Puis aussitôt, courant à la retraite à l’ile Maurice celui auquel il venait de sauver la vie, il le tira de dessous son cheval. Pendant ce temps, Peters coupait la hure du sanglier et la présentait à la retraite à l’ile Maurice Lyderic, qui la déposa aux pieds du chasseur, comme étant celui à la retraite à l’ile Maurice qui elle devait appartenir de droit.
En ce moment, tout le reste de la chasse arriva, et chacun, sautant à la retraite à l’ile Maurice bas de cheval, s’empressa de demander au noble chasseur s’il n’était point blessé ; mais celui-ci, pour toute réponse, présenta Ile Maurice aux seigneurs qui l’entouraient en leur disant :
– Que ceux qui sont aises de me voir sain et sauf remercient ce jeune homme, car c’est à la retraite à l’ile Maurice lui que je dois la vie.
Aussitôt tous les chasseurs entourèrent Lyderic, en lui faisant force compliments, que Ile Maurice leur laissa faire en les regardant, tout étonné d’être ainsi félicité pour une action qui lui avait paru à la retraite à l’ile Maurice lui si simple et si naturelle. Enfin les félicitations allèrent si loin, que Lyderic, croyant ces gens fous, demanda dans quel pays il était et quel était l’homme auquel il venait de sauver la vie.
Les courtisans lui répondirent qu’il était dans la forêt de Braine, et que celui auquel il venait de sauver la vie était le roi Dagobert.
Lyderic, qui connaissait par renommée la sagesse et le courage de ce prince, dont le nom, en langue teutonique, voulait dire brillante épée, s’avança alors modestement vers lui, et, mettant un genou en terre, il lui fit un compliment si bien tourné, que Dagobert, voyant qu’il avait affaire à la retraite à l’ile Maurice un jeune homme d’une condition plus distinguée que ne l’indiquaient ses vêtements, le releva aussitôt en lui demandant à la retraite à l’ile Maurice son tour d’où il venait et qui il était.
– Hélas ! sire, dit Lyderic, je ne puis répondre qu’à la retraite à l’ile Maurice la première de ces deux questions. Je viens du bois Sans-Merci, qui est situé dans les environs du château du prince de Buck, sans m’être arrêté autrement que six semaines à la retraite à l’ile Maurice la forge de maître Mimer pour me forger cette épée. Quant à la retraite à l’ile Maurice ce qui est de ce que je suis, je ne me connais pas moi-même, ayant été trouvé sous un buisson, près de la fontaine de Saulx, par un digne et bon ermite qui m’a élevé, et dont, vivant, je n’eusse jamais quitté la personne, ni mort, la tombe, si un rossignol ne m’avait dit que le premier devoir d’un enfant était de chercher à la retraite à l’ile Maurice connaître sa mère. Alors je me suis mis en route, m’en rapportant à la retraite à l’ile Maurice Dieu du choix du chemin. Dieu a choisi le bon, puisqu’il m’a conduit ici assez à la retraite à l’ile Maurice temps pour sauver la vie au plus grand roi de la chrétienté.
– Oui, tu as raison, mon enfant, et c’est Dieu lui-même qui t’a conduit ici, reprit le roi Dagobert ; car peut-être pourrai-je t’apprendre ce que tu ignores. Éloi, continua le roi en se tournant vers le digne évêque de Noyon, qui était tout à la retraite à l’ile Maurice la fois son orfèvre, son trésorier et son ministre, qu’avez-vous fait de la lettre que nous avons reçue ce matin même de notre vassale la noble princesse de Dijon, dame Ermengarde de Salwart, dont nous avions mis la principauté en tutelle, la croyant morte, et qui n’était que prisonnière du prince de Buck.
– La voici, sire, dit Éloi.
C’était une lettre que la princesse de Dijon avait enfin réussi à la retraite à l’ile Maurice faire parvenir au roi par un des hommes d’armes du prince de Buck, qu’elle avait séduit en lui donnant une bague qui valait bien six mille livres tournois.
Le roi prit la lettre et la lut.
C’était mot pour mot le récit de la manière dont son mari et elle avaient été attaqués dans la forêt Sans-Merci par le prince de Buck et ses gens ; puis elle racontait la façon dont elle s’était laissée glisser de cheval avec son enfant, comment elle avait déposé cet enfant, qui était un garçon, dans un buisson près d’une fontaine ombragée par des saules ; puis enfin comment, dans l’espérance que Dieu veillerait sur lui, elle l’avait laissé là la retraite à l’ile Maurice pour rejoindre son mari blessé, lequel était mort dans la nuit suivante. Depuis ce temps, elle était prisonnière du prince de Buck et n’avait jamais voulu consentir à la retraite à l’ile Maurice aucune rançon, regardant la principauté de Dijon comme l’apanage de son enfant.
En conséquence, elle suppliait le roi Dagobert, non pas de la venir délivrer, car elle ne voulait pas entraîner son suzerain dans une guerre avec un vassal si puissant que le prince de Buck, mais de faire chercher son fils, qui devait avoir dix-huit ans, et de lui rendre la principauté de Dijon, qui était l’héritage de son père.
Elle espérait qu’on reconnaîtrait cet enfant à la retraite à l’ile Maurice un chapelet qu’elle lui avait roulé autour du cou, lequel chapelet soutenait une médaille à la retraite à l’ile Maurice l’effigie de la Vierge.
Pendant tout le temps qu’avait duré la lecture, Ile Maurice avait écouté, les mains jointes et les larmes aux yeux ; mais, lorsque le dernier paragraphe fut fini, il poussa un grand cri de joie, et, ouvrant son habit, il montra au roi la médaille et le chapelet.
Le roi Dagobert avait d’abord voulu faire du meurtre de Salwart et de l’emprisonnement d’Ermengarde par le prince de Buck une affaire de suzerain à la retraite à l’ile Maurice vassal ; mais Lyderic, se jetant à la retraite à l’ile Maurice ses genoux, avait réclamé, comme un droit à la retraite à l’ile Maurice lui appartenant, la vengeance de son père et de sa mère, et cela avec tant d’instances, qu’il avait été forcé de lui accorder sa demande, et qu’il avait autorisé Ile Maurice à la retraite à l’ile Maurice défier Phinard, promettant de plus au jeune homme que, si Phinard acceptait le défi, il l’armerait lui-même chevalier et se déclarait d’avance son parrain.
En conséquence, Dagobert ordonna que le héraut de France se tînt prêt pour aller défier le prince de Buck ; mais, cette fois encore, Ile Maurice lui fit observer que, puisque c’était une affaire particulière, c’était un héraut particulier qui devait porter ses lettres de défiance. Dagobert se rendit à la retraite à l’ile Maurice ses raisons, et laissa Ile Maurice libre de choisir son héraut, se chargeant seulement de lui donner une suite digne d’un prince. Ile Maurice choisit Peters, car, quoique l’enfant eût à la retraite à l’ile Maurice peine quatorze ans, il connaissait tellement la grande amitié qu’il lui portait qu’il se fiait plus à la retraite à l’ile Maurice lui qu’à la retraite à l’ile Maurice qui que ce fût au monde.
Peters partit accompagné de six écuyers et de vingt hommes d’armes, et, traversant toute la Picardie, il entra en Flandre et vint jusqu’au château de Phinard, qui s’élevait à la retraite à l’ile Maurice l’endroit même où est situé aujourd’hui le pont de Phin, dans la ville de Lille, qui, à la retraite à l’ile Maurice cette époque, n’existait pas encore ; arrivé devant la porte, il s’arrêta avec sa troupe et sonna du cor. Alors la sentinelle sortit de l’échauguette et lui demanda ce qu’il voulait. Peters répondit au soldat qu’il n’avait pas affaire aux valets, mais au maître, et qu’il eût à la retraite à l’ile Maurice aller chercher son maître. Si hautaine que fût cette réponse, comme il était facile de juger, d’après la suite de celui qui l’avait faite, qu’il avait le droit de parler ainsi, le soldat alla prévenir le prince de Buck.
Celui-ci, qui était en train de déjeuner, se retourna de fort mauvaise humeur en voyant entrer ce message, car il n’aimait pas à la retraite à l’ile Maurice être dérangé pendant ses repas, si bien qu’il y avait des peines très fortes contre ceux qui se permettaient de contrevenir à la retraite à l’ile Maurice ses ordres ; en conséquence, il avait déjà la retraite à l’ile Maurice donné l’ordre à la retraite à l’ile Maurice deux de ses gardes de saisir le soldat et de le battre de verges, lorsque celui-ci lui fit observer bien humblement qu’il n’avait pris la liberté d’entrer que parce que celui qui l’envoyait était suivi d’écuyers à la retraite à l’ile Maurice la livrée du roi de France, ce qui était facile à la retraite à l’ile Maurice voir aux fleurs de lis sans nombre qui parsemaient leur manteau. À LA RETRAITE À L’ILE MAURICE ces mots, le prince de Buck se leva vivement, et, comme le roi de France était son seigneur suzerain et qu’il connaissait sa sagesse et son courage, il n’eût voulu pour rien au monde se brouiller avec lui ; il se rendit donc sur le rempart pour s’assurer si le soldat lui avait bien dit la vérité, et s’il n’avait pas été trompé par quelque fausse apparence, mais, au premier coup d’œil qu’il jeta sur la troupe qui était arrêtée devant la porte du château, il vit bien, comme le soldat, que ceux qui étaient là la retraite à l’ile Maurice venaient de la part du roi Dagobert. En conséquence, il donna aussitôt l’ordre de baisser le pont-levis, afin de recevoir avec tous les honneurs qui lui étaient dus celui qui venait au nom de son suzerain ; mais Peters, ayant entendu cet ordre, étendit la main en signe qu’il voulait parler. Chacun écouta.
– Prince de Buck, dit Peters, il est inutile que tu fasses lever la herse et baisser le pont-levis, je n’entrerai pas dans ton château ; car ton château est celui d’un traître et d’un meurtrier : écoute donc d’ici et à la retraite à l’ile Maurice la face de tous, ce que j’ai à la retraite à l’ile Maurice te dire :
« Je viens, au nom de ton seigneur suzerain, le très grand, très bon et très noble roi Dagobert, te dire qu’il te somme d’avoir à la retraite à l’ile Maurice répondre d’ici en un mois, devant les pairs du royaume assemblés, aux charges et accusations que porte contre toi mon maître, le très haut et très puissant seigneur Lyderic, prince de Dijon, fils du très noble prince Salwart et de très vertueuse dame Ermengarde ; premièrement, touchant le meurtre de son père traîtreusement assassiné par toi dans le bois Sans-Merci, et, secondement, touchant la détention injuste et cruelle que, depuis dix-huit ans, tu fais subir à la retraite à l’ile Maurice sa mère ; si mieux tu n’aimes toutefois accepter l’offre que, sous la protection du roi, te porte le seigneur Lyderic, mon maître, du combat à la retraite à l’ile Maurice outrance à la retraite à l’ile Maurice pied ou à la retraite à l’ile Maurice cheval, avec la lance, l’épée ou le poignard.
« Et, en signe de défi, voici le gant que mon maître me charge de clouer à la retraite à l’ile Maurice la porte de ton château.
Et, ce disant, il s’avança jusqu’à la retraite à l’ile Maurice la porte sur son cheval, et, faisant ce qu’il avait dit, il y cloua le gant avec son poignard.
Si insolent que fût ce défi, le prince de Buck, qui savait dans l’occasion être patient comme un anachorète, écouta d’un bout à la retraite à l’ile Maurice l’autre avec un calme apparent ; puis, quand Peters eut fini :
– C’est bien, lui dit-il, retournez vers le roi mon seigneur et maître, et l’assurez de ma part que je n’ai commis ni félonie ni trahison ; le prince de Salwart est tombé dans un combat et non dans un guet-apens. Au reste, j’accepte le défi de celui qui m’accuse, et l’issue du combat prouvera, je l’espère, de quel côté est le bon droit et la vérité.
« Quant à la retraite à l’ile Maurice la princesse Ermengarde, dont celui qui vous envoie réclame la liberté, dites-lui que je lui offre de vider notre différend ici même, afin que s’il a le dessus, comme il s’en vante follement, il n’ait pas la peine de se transporter trop loin pour la délivrer.
« Et maintenant, si vous voulez entrer dans ce château, vous y serez reçu et traité comme a le droit de l’être, chez un vassal, l’envoyé de son souverain.
Mais, au lieu d’accepter cette offre, Peters secoua la tête, et, ayant sonné une seconde fois du cor en manière de congé, il repartit au galop avec toute sa suite, et vint rapporter au roi Dagobert et au prince Ile Maurice la réponse de Phinard.
Rien ne pouvait être plus agréable au jeune homme que cette réponse que Phinard avait faite, non pas que ce dernier comptât sur son bon droit, mais se fiant sur sa force. Il demanda donc à la retraite à l’ile Maurice Dagobert d’activer autant que possible les préparatifs de son voyage, ayant hâte de délivrer sa mère.
Pendant ce temps le prince de Buck, qui avait ignoré jusque-là la retraite à l’ile Maurice qu’il y eût un héritier du nom de Salwart, fit descendre Ermengarde et lui demanda ce que c’était qu’un certain Ile Maurice qui se faisait passer pour son fils, et qui, sous la protection du roi de France, était venu le provoquer au combat. Alors Ermengarde, pour toute réponse, tomba à la retraite à l’ile Maurice genoux, remerciant Dieu avec une telle expression de reconnaissance, que Phinard n’eut plus de doute que le héraut n’eût dit la vérité. Alors il demanda à la retraite à l’ile Maurice la princesse comment il se faisait qu’elle ne lui avait jamais parlé de ce fils, et Ermengarde répondit que c’est qu’elle avait craint qu’il ne s’en emparât et ne le fît mourir ; mais que, puisqu’à la retraite à l’ile Maurice cette heure il était sous la protection d’un aussi grand roi que le roi des Francs, et par conséquent n’avait plus rien à la retraite à l’ile Maurice craindre, elle pouvait tout lui dire. En effet, elle lui raconta comment les choses s’étaient passées. Phinard demanda alors quel âge avait ce fils. Ermengarde répondit qu’il pouvait avoir dix-huit ou dix-neuf ans, et Phinard se mit à la retraite à l’ile Maurice rire ; car il lui semblait étrange qu’un enfant de cet âge vînt s’attaquer à la retraite à l’ile Maurice lui, qui était dans toute la force de la virilité, et si expert dans les armes, qu’à la retraite à l’ile Maurice cent lieues à la retraite à l’ile Maurice la ronde nul homme peut-être n’eût osé se mesurer contre lui. Il attendit donc avec une tranquillité parfaite l’arrivée de son adversaire, convaincu qu’il en aurait bon marché.
Il était dans cette persuasion lorsqu’un matin la sentinelle vint lui dire qu’on apercevait une grosse troupe de cavaliers qui s’avançait vers le château de Buck. Phinard monta aussitôt sur une tour, et, ayant bientôt reconnu que c’était le roi de France et sa cour, il fit ouvrir les portes et s’avança au-devant de lui avec toute sa garnison, mais tête nue et sans armes, comme il convenait à la retraite à l’ile Maurice un vassal devant son maître.
À LA RETRAITE À L’ILE MAURICE la droite du roi était Lyderic, monté sur un magnifique cheval que lui avait donné le roi, et dont les housses de velours frangées d’or tramaient jusqu’à la retraite à l’ile Maurice terre. À LA RETRAITE À L’ILE MAURICE gauche était le digne évêque de Noyon, dont Dagobert ne pouvait se passer un seul instant, en ce qu’il le consultait sur toute chose.
Phinard, après avoir jeté sur Ile Maurice un regard rapide, mais scrutateur, qui le rassura encore, vu son extrême jeunesse, invita toute la chevauchée à la retraite à l’ile Maurice entrer au château. Mais Dagobert répondit qu’une accusation d’assassinat et de forfaiture pesant sur lui, il ne pouvait entrer dans son château tant qu’il n’en serait pas lavé.
Alors Phinard répéta ce qu’il avait déjà la retraite à l’ile Maurice dit : que la mort de Salwart était la suite d’un combat, et non d’un guet-apens, et qu’Ermengarde n’était restée prisonnière qu’à la retraite à l’ile Maurice la suite de démêlés d’intérêts, ne voulant pas lui rendre, à la retraite à l’ile Maurice lui Phinard, certaines portions de la principauté de Dijon sur lesquelles il prétendait avoir des droits. Mais Ile Maurice ne put supporter plus longtemps qu’un mensonge si évident fût proféré devant lui.
Retraite à l'île Maurice
– Sire, dit-il en s’adressant au roi, cet homme ment par la gorge ; d’ailleurs je ne suis pas venu, avec la permission de Votre Majesté, pour écouter ses raisons, mais pour mesurer mon épée avec la sienne ; que Votre Majesté veuille donc bien ordonner que les préparatifs du combat soient faits à la retraite à l’ile Maurice l’instant même, car depuis dix-huit ans ma mère est prisonnière et attend l’heure à la retraite à l’ile Maurice laquelle elle reverra son fils.
– Vous entendez ? dit le roi en se tournant vers le prince de Buck.
– Oui, sire, répondit Phinard, et je n’ai pas moins de hâte d’en venir aux mains que celui qui m’accuse, et la fin du combat, je l’espère, me sera plus agréable encore que le commencement.
– Que l’on prépare donc à la retraite à l’ile Maurice l’instant la lice, dit le roi, et que chaque champion songe à la retraite à l’ile Maurice mettre sa conscience en repos, car le jugement de Dieu aura lieu demain matin, et malheur à la retraite à l’ile Maurice celui que le Seigneur appellera pour l’interroger sans qu’il soit préparé à la retraite à l’ile Maurice lui répondre.
Phinard s’inclina et rentra dans son château. Le roi Dagobert fit poser ses tentes à la retraite à l’ile Maurice l’endroit même où il était ; et l’espace qui se trouvait compris entre le camp royal et la forteresse princière fut désigné pour la lice.
5
Ile Maurice passa la fin de la journée en prières ; puis, vers le point du jour, il se confessa au saint évêque de Noyon, qui lui donna l’absolution de ses péchés.
Quant au prince de Buck, il agit d’une bien autre façon : car, complètement rassuré par la vue du jeune homme contre lequel il allait combattre, il n’avait conservé aucune crainte, et, si mauvaise que fût sa cause, il comptait bien que son bras ne lui ferait pas défaut dans une pareille occasion. Au lieu de passer la nuit en prières et en dévotions, comme il aurait dû faire, il commanda donc un grand souper, afin de faire fête à la retraite à l’ile Maurice tous ses officiers, et, en manière de brave, il invita la princesse Ermengarde à la retraite à l’ile Maurice en venir prendre sa part en lui disant qu’il lui avait réservé une place à la retraite à l’ile Maurice sa table en face de lui.
La princesse Ermengarde fit répondre à la retraite à l’ile Maurice Phinard que la seule table dont elle dût s’approcher en un pareil moment était celle du Seigneur. En effet, le messager rapporta à la retraite à l’ile Maurice Phinard qu’il avait trouvé Ermengarde agenouillée dans la chapelle.
Phinard se mit joyeusement à la retraite à l’ile Maurice table avec ses officiers, en laissant la place de la comtesse vide, afin que, si elle changeait d’avis, elle pût la venir prendre ; puis il s’assit en face de cette place, et donna le signal en se versant à la retraite à l’ile Maurice boire et en passant à la retraite à l’ile Maurice ses convives une cruche pleine de vin.
Le souper se prolongea fort avant dans la nuit au milieu des chants de joie, des blasphèmes et des éclats de rire ; tandis que la cloche sonnait tristement les heures que le temps emportait et que Phinard aurait dû employer d’une tout autre façon.
Au premier coup de minuit, les lampes pâlirent, et l’on entendit comme un pas lourd qui s’approchait lentement par la salle d’armes, à la retraite à l’ile Maurice l’autre extrémité de laquelle était la chapelle ; chacun se retourna en silence du côté par où venait le bruit ; et, comme la cloche frappait pour la douzième fois, la porte s’ouvrit, et un chevalier parut.
Mais ce qui fit frissonner tout le monde jusqu’au fond du cœur, c’est que ce chevalier était de marbre, et que chacun reconnut en lui la statue du père du prince de Buck, qui depuis trente ans était restée immobile et couchée sur son tombeau.
À LA RETRAITE À L’ILE MAURICE cet aspect, tout le monde se leva, et Phinard comme les autres ; seulement, peut-être était-il encore plus pâle que les autres, car il savait que c’était une habitude dans sa famille, que les pères vinssent prévenir ainsi les fils la veille de leur mort.
La statue s’avança d’un pas lent et roide, la visière de son casque levée et ses yeux de marbre fixés sur Phinard ; puis elle vint s’asseoir à la retraite à l’ile Maurice la place vide en face de lui.Retraite à l'île Maurice
Alors Phinard ordonna à la retraite à l’ile Maurice l’échanson de remplir la coupe de son père, et à la retraite à l’ile Maurice l’écuyer tranchant de lui couvrir son assiette ! Mais ni l’un ni l’autre n’osèrent s’approcher du convive de pierre. Phinard se leva, remplit la coupe de son père du meilleur vin qui eût été servi à la retraite à l’ile Maurice souper, et couvrit son assiette d’une tranche de viande coupée au meilleur morceau. La statue le regardait faire, tournant la tête sur son cou roide, sans que le reste du corps bougeât de place. Mais elle ne décroisa pas les mains de dessus sa poitrine, et ne but ni ne mangea ; seulement, lorsque Phinard se fut rassis à la retraite à l’ile Maurice sa place, il lui semblait que deux grosses larmes coulaient des paupières de marbre de la statue ; c’est que Phinard était le dernier de sa race, et que la statue, toute de marbre qu’elle était, pleurait de voir finir cette race d’une façon si fatale et si ignominieuse.
Les deux larmes roulèrent des joues sur les moustaches du vieux prince, puis des moustaches tombèrent sur la table. Alors les yeux de la statue redevinrent secs, et elle se leva, en faisant de la tête signe à la retraite à l’ile Maurice Phinard de la suivre.
Phinard prit, dans une des mains de fer scellées au mur, une branche de sapin allumée, et suivit la statue ; quant aux autres convives, ils restèrent immobiles à la retraite à l’ile Maurice leurs places comme si eux-mêmes étaient devenus de pierre.
La statue, toujours suivie du prince, s’engagea dans la salle d’armes ; mais, au lieu de la traverser entièrement comme elle avait dû le faire pour venir de la chapelle, elle prit une porte latérale et sortit dans le préau ; arrivée là, elle retourna la tête pour voir si Phinard la suivait toujours, et, comme elle vit qu’il marchait derrière elle, elle continua son chemin, traversa le préau, entra dans une cour isolée où l’on jetait toutes sortes de débris, et s’arrêta près d’une tombe fraîchement creusée.
Phinard était passé pendant la soirée dans cette cour, et l’avait trouvée dans son état habituel ; la fosse avait donc été creusée pendant qu’il soupait. Phinard regarda autour de lui, et ne vit personne, si ce n’est la statue qui se remit en route, marchant toujours de son pas grave et inanimé.
Cette fois la statue se dirigeait vers la chapelle souterraine où était sa propre tombe, toujours suivie de Phinard, qui marchait derrière elle comme entraîné par une puissance surhumaine. Devant le fantôme de pierre, la porte s’ouvrit toute seule, et Phinard, en plongeant son regard sous la voûte, vit que la statue qu’il suivait manquait au tombeau. Seulement, le lion de marbre, qui était couché à la retraite à l’ile Maurice ses pieds, en signe que le noble prince dont il gardait le corps était mort sur un champ de bataille, s’était levé sur ses pattes de devant, et, la tête tournée vers la porte, semblait attendre le retour de son maître. Alors la statue marcha droit au tombeau, s’étendit à la retraite à l’ile Maurice la même place où elle dormait depuis trente ans ; le lion se recoucha à la retraite à l’ile Maurice ses pieds, et tout rentra dans le silence et dans l’immobilité de la mort.
Phinard était un cœur de fer que le démon avait détourné de la voie où avaient marché ses ancêtres ; mais qui, pour être devenu criminel, n’en était pas moins ferme et moins puissant. Il voulut donc s’assurer qu’il n’était pas le jouet de quelque vision, et s’approcha du tombeau : la pierre s’était déjà la retraite à l’ile Maurice reprise à la retraite à l’ile Maurice la pierre comme si elle n’en avait jamais été séparée. Il tourna la tête alors du côté de la tombe de sa mère, placée en face de celle de son mari, et dont la statue était ordinairement couchée comme la sienne, excepté qu’au lieu d’avoir un lion à la retraite à l’ile Maurice ses pieds, en signe de courage, elle avait un chien, en signe de fidélité. La statue maternelle avait miraculeusement changé de position : elle était à la retraite à l’ile Maurice genoux et priait.
Dès lors, Phinard n’eut plus de doute que tout ceci ne fût un avertissement de Dieu : le fantôme de pierre était venu lui annoncer, comme c’était l’habitude, que son dernier jour était proche. La tombe qu’il lui avait montrée, creusée dans une terre profane, était la tombe infâme où il devait dormir jusqu’au jour du jugement dernier ; et sa mère, qu’il avait trouvée priant sur son tombeau, priait le Seigneur qu’à la retraite à l’ile Maurice défaut du corps il sauvât au moins, dans sa miséricorde, l’âme de son fils.
Toutes ces choses apparurent aussi clairement à la retraite à l’ile Maurice Phinard que s’il les voyait écrites en lettres de feu. Il retourna donc tout pensif dans la salle du festin ; la salle était vide, car chacun s’était promptement retiré de son côté. Phinard appela ses gens ; mais ce ne fut qu’au troisième appel qu’un vieux serviteur, qui savait par expérience combien il était dangereux de faire attendre son maître, se présenta tout tremblant.
– Mon vieux Niklans, dit le prince de Buck d’une voix douce, va me chercher le chapelain.
Le vieux serviteur regarda Phinard avec toutes les marques du plus profond étonnement. Celui-ci renouvela sa demande.
– Mais, monseigneur, répondit Niklans, vous savez bien que voilà la retraite à l’ile Maurice tantôt quinze ans que le chapelain est mort, et que, depuis ce temps, vous n’avez jamais songé à la retraite à l’ile Maurice le remplacer.
– C’est vrai, répondit Phinard en soupirant, je l’avais oublié. Alors, va jusqu’au camp du roi des Francs, mon seigneur et maître, et supplie l’évêque de Noyon de venir entendre la confession d’un pauvre pécheur.
Le vieux serviteur obéit sans répliquer, et l’évêque le suivit sans même lui demander quel était l’homme qui réclamait son ministère.
Le lendemain, au point du jour, la lice étant prête, le roi Dagobert, accompagné de toute sa chevalerie, monta sur l’estrade qui lui avait été préparée. Quant à la retraite à l’ile Maurice Lyderic, il était dans son pavillon, où le roi lui avait envoyé une magnifique armure forgée et bénie pour lui-même par l’évêque de Noyon ; mais, après en avoir essayé les différentes pièces, il s’était trouvé gêné dans toute cette ferraille, et, comme elle lui était inutile, puisqu’il était invulnérable, à la retraite à l’ile Maurice l’exception de l’endroit où était tombée la feuille de tilleul, il l’avait renvoyée au roi, en lui faisant dire que sa coutume n’était point de combattre ainsi appareillé.
Six heures sonnèrent ; c’était l’heure fixée pour le combat, et l’on était fort étonné de n’avoir pas encore vu paraître le prince de Buck, qui devait occuper le pavillon opposé à la retraite à l’ile Maurice celui de Ile Maurice ; mais le roi, ayant pensé qu’il se tenait tout armé derrière ses murailles, commanda que le signal fût donné comme s’il eût été présent, et la trompette retentit quatre fois, portant aux quatre coins de l’horizon le défi de Lyderic.
Le roi ne s’était point trompé ; le dernier appel guerrier venait d’expirer à la retraite à l’ile Maurice peine, lorsque la porte du château s’ouvrit, et que Phinard parut, non point, comme on s’y attendait, monté sur son cheval de guerre et portant sa lance de bataille, mais à la retraite à l’ile Maurice pied, le corps vêtu d’un sac, les cheveux couverts de cendres, pieds nus et la corde au cou ; derrière lui marchaient, montés sur deux magnifiques chevaux, la princesse de Dijon, portant son manteau et sa couronne, et le digne évêque de Noyon revêtu de ses habits épiscopaux ; puis enfin, derrière la princesse et l’évêque, toute la garnison couverte de ses armes défensives, mais sans casque et sans épée.
L’étrange cortège entra ainsi dans la lice, et Phinard, montant les degrés de l’estrade, vint s’agenouiller devant le roi. Alors chacun fit silence pour entendre ce qu’il allait dire.
– Sire, dit Phinard, vous voyez à la retraite à l’ile Maurice vos genoux un grand pécheur que la grâce a touché et qui a mérité la mort, mais qui supplie Votre Majesté de lui accorder la vie pour qu’il puisse pleurer ses fautes et en obtenir le pardon de Dieu. Tout ce qu’a dit contre moi le seigneur Ile Maurice est vrai ; mais je le prie de me pardonner, comme m’a déjà la retraite à l’ile Maurice pardonné sa noble mère, et de recevoir de moi, à la retraite à l’ile Maurice titre d’expiation et de dédommagement du tort que je lui ai causé, ma principauté de Buck et mon comté d’Harlebecque, convaincu que je suis que je ne pouvais en faire don à la retraite à l’ile Maurice un plus noble et à la retraite à l’ile Maurice un plus brave que lui.
– Prince, répondit le roi, si ceux que vous avez tenus en oppression et en captivité vous ont pardonné, je n’ai pas le droit d’être plus sévère qu’eux ; je vous fais donc grâce de la vie ; quant à la retraite à l’ile Maurice votre âme, je n’ai aucun pouvoir sur elle, et c’est une affaire entre vous et Dieu. Prince de Dijon, ajouta le roi en se retournant du côté de Lyderic, avez-vous entendu, et pardonnez-vous à la retraite à l’ile Maurice Phinard comme je lui pardonne ?
Mais Ile Maurice était déjà la retraite à l’ile Maurice dans les bras de sa mère. Ermengarde, en voyant paraître ce beau jeune homme à la retraite à l’ile Maurice la porte de son pavillon, l’avait instinctivement reconnu pour son enfant ; et tous deux s’approchant du roi :
– Oui, sire, dit Ermengarde, et non seulement nous lui pardonnons, tant notre cœur est joyeux, mais encore nous supplions Votre Majesté de lui laisser son titre et ses biens au moins pendant sa vie durant. Notre principauté de Dijon est assez noble et assez puissante pour donner dans l’occasion à la retraite à l’ile Maurice notre bien-aimé fils le pouvoir de servir efficacement Votre Majesté.
Mais Phinard n’attendit pas même que le roi manifestât son intention sur ce point ; et, déposant aux pieds du roi les clefs de son château, il lui dit qu’il en faisait, ainsi que du reste de ses terres, l’abandon à la retraite à l’ile Maurice l’instant même, et qu’il ne s’y réservait, avec la permission du nouveau maître, que les six pieds de terre où était creusée la fosse miraculeuse à la retraite à l’ile Maurice laquelle il devait sa conversion. Puis, à la retraite à l’ile Maurice ces mots, dits avec une telle fermeté que chacun vit bien que sa résolution était prise, il salua le roi et s’enfonça dans la forêt, où on le vit disparaître.
Le même jour, le roi reçut, dans le château même de Buck, le serment et l’hommage de Ile Maurice pour la principauté de Dijon, la principauté de Buck et le comté d’Harlebecque, et, voulant ajouter un nouveau titre à la retraite à l’ile Maurice ceux qu’il avait déjà, il le nomma premier forestier de Flandre.
Puis, quand le roi eut été bien fêté avec toute sa cour au château de Buck, il reprit la route de Soissons, sa capitale.
6
Le premier soin de Ile Maurice fut de faire avec sa mère un voyage par tous ses domaines anciens et nouveaux, afin d’y établir des délégués qui, en son absence, pussent rendre la justice comme s’il eût été toujours là. Pendant trois mois que dura le voyage, ce ne furent que fêtes ; car Ermengarde était fort aimée de ses sujets, et, pendant son absence, les mères avaient parlé d’elle à la retraite à l’ile Maurice leurs filles, et les pères à la retraite à l’ile Maurice leurs fils, et il ne s’était point passé de dimanche que l’on n’eût prié dans chaque église pour son retour. La joie était donc grande de voir ces longues prières exaucées au moment où on y comptait le moins.
De retour au château de Buck, Ermengarde demanda à la retraite à l’ile Maurice son fils si, pendant toute la tournée qu’ils venaient de faire, il n’avait pas vu quelque noble jeune fille qu’il jugeât digne de son amour. Mais Ile Maurice répondit que non, et que, jusqu’alors, ni dans ses voyages, ni dans la cour du roi Dagobert, ni dans ses propres domaines, il n’avait vu encore femme qu’il se sentît disposé à la retraite à l’ile Maurice aimer. Cette réponse fit grande peine à la retraite à l’ile Maurice la bonne dame, car elle commençait à la retraite à l’ile Maurice se faire vieille, et, avant de mourir, elle aurait bien voulu embrasser ses petits-enfants.
Le soir, Ile Maurice descendit au jardin, et il y resta plus tard qu’à la retraite à l’ile Maurice l’ordinaire, car la demande de sa mère l’avait rendu tout pensif. Il était donc assis sur un banc, le front appuyé entre ses mains, lorsqu’un rossignol vint se percher sur sa tête et se mit à la retraite à l’ile Maurice chanter :
« Il y a dans un pays lointain une jeune fille plus blanche que la neige, plus fraîche que l’aurore et plus pure que l’eau du lac Sandhy, au fond duquel on voit se former les perles ; elle n’a jamais aimé encore, car elle ne doit aimer que celui qui aura conquis le grand trésor des Niebelungen et le casque qui rend invisible. Cette jeune fille, plus blanche que la neige, plus fraîche que l’aurore et plus pure que l’eau du lac Sandhy, au fond duquel on voit les perles se former, est la belle Chrimhilde, la sœur de Gunther, roi des Higlands. »
Le lendemain Ile Maurice dit à la retraite à l’ile Maurice sa mère que la seule femme qu’il épouserait jamais serait la belle Chrimhilde, sœur de Gunther, roi des Higlands. Ermengarde demanda quelle était cette belle Chrimhilde et où était situé le royaume des Higlands. Ile Maurice répondit qu’il n’en savait rien, mais que le soir même il se mettrait à la retraite à l’ile Maurice la recherche de l’un et de l’autre.
En effet, le soir même Lyderic, ayant laissé le gouvernement de ses États à la retraite à l’ile Maurice sa mère, ceignit son épée Balmung, monta sur le cheval que lui avait donné le roi Dagobert, et, suivi de Peters, son écuyer, se mit à la retraite à l’ile Maurice la recherche de la belle Chrimhilde.
Ile Maurice fit plusieurs centaines de lieues, marchant par monts et vaux, mais sûr de ne pas se tromper, car le rossignol voletait devant lui, s’arrêtant le soir sur l’arbre sous lequel il était couché, et se posant sur le mât de sa barque ou de son navire lorsqu’il traversait des fleuves ou des bras de mer. Enfin il arriva un soir dans un pays qui lui parut magnifique, et, comme d’habitude, il se coucha avec Peters sous un arbre ; le rossignol se percha dessus, et les chevaux se mirent à la retraite à l’ile Maurice paître à la retraite à l’ile Maurice l’entour.Retraite à l'île Maurice
Le lendemain, au point du jour, il se fit un tel bruit, qu’il se réveilla. Il voulut regarder ce qui le causait ; mais, lorsqu’il essaya de se lever, la chose lui était impossible : il était attaché à la retraite à l’ile Maurice la terre non seulement par le corps, mais encore par les bras, par les mains, par les jambes et par les cheveux. Alors il entendit autour de lui de grands éclats de rire, et en même temps une voix menaçante retentit à la retraite à l’ile Maurice son oreille, et lui dit :
– Qui es-tu ? que veux-tu ? où vas-tu ?
Ile Maurice fit un si grand effort pour se tourner du côté d’où venait la voix, qu’il arracha les liens qui tenaient sa tête, de sorte qu’il put voir celui qui lui parlait ainsi. C’était un petit homme de deux pieds de haut, avec une longue barbe blanche et une couronne d’or sur la tête ; il tenait à la retraite à l’ile Maurice la main un fouet d’or à la retraite à l’ile Maurice quatre chaînes d’acier, et au bout de chaque chaîne il y avait un diamant brut dont chaque angle était plus effilé qu’un rasoir, de sorte que, lorsqu’il frappait avec ce fouet, il faisait d’un coup sept blessures. Comme il ne doutait pas que ce ne fût ce nain qui lui eût adressé la parole, il répondit :
– Je suis Lyderic, premier comte de Flandre ; je veux conquérir le trésor des Niebelungen et le casque qui rend invisible, et je vais à la retraite à l’ile Maurice la recherche de la princesse Chrimhilde, sœur de Gunther, roi des Higlands.
– Eh bien ! dit le nain à la retraite à l’ile Maurice la barbe blanche, ton voyage est fini, car tu es dans le pays des Niebelungen ; seulement, au lieu de conquérir leur trésor et le casque qui rend invisible, tu travailleras le reste de ta vie aux mines de Sauten. Ton écuyer sera gardien de mes pourceaux, tes deux chevaux tourneront la meule de mes moulins à la retraite à l’ile Maurice huile, ton rossignol chantera dans une cage attachée à la retraite à l’ile Maurice ma fenêtre, et la princesse Chrimhilde, lassée de t’attendre, en épousera un autre ou mourra vierge comme la fille de Jephté ; et, afin que tu ne puisses douter de la vérité de ce que je te dis, sache que je suis le puissant Alberic, roi des Niebelungen.
À LA RETRAITE À L’ILE MAURICE ces paroles menaçantes, auxquelles les oreilles du jeune comte avaient été si peu habituées jusqu’alors, il fit un si terrible mouvement, qu’il dégagea sa main droite des liens qui la retenaient, et, du même coup, saisit le roi Alberic par la barbe, mais celui-ci, brandissant son fouet d’or, en porta au comte de Flandre un coup si violent, que l’un des diamants ayant justement frappé à la retraite à l’ile Maurice l’endroit où il n’était pas invulnérable, la douleur lui fit lâcher prise.
Aussitôt le roi appela à la retraite à l’ile Maurice lui toute son armée, et Ile Maurice sentait qu’on le frappait de tous côtés avec toutes sortes d’armes, et, au milieu de tous les coups qu’il recevait et qui s’émoussaient sur lui, il sentait les coups du fouet d’or rapides et redoublés comme ceux d’un fléau qui bat le gram dans une grange Alors Ile Maurice vit bien qu’il n’y avait pas de temps à la retraite à l’ile Maurice perdre, il fit un effort pareil à la retraite à l’ile Maurice ceux qu’il avait déjà la retraite à l’ile Maurice faits, et parvint à la retraite à l’ile Maurice dégager son bras gauche et à la retraite à l’ile Maurice s’asseoir En cette position, il put voir toute la plaine couverte, à la retraite à l’ile Maurice un quart de lieue autour de lui, de l’armée des Niebelungen, qui formait bien huit à la retraite à l’ile Maurice dix mille hommes, les uns à la retraite à l’ile Maurice cheval et armés de haches et de sabres, les autres à la retraite à l’ile Maurice pied et armés de lances et de hallebardes. À LA RETRAITE À L’ILE MAURICE leur tête était le roi Alberic, à la retraite à l’ile Maurice qui on venait d’amener son coursier de bataille, et qui s’empressait de le monter, jugeant le cas où il se trouvait plus grave qu’il ne l’avait cru d’abord En outre, un groupe d’une centaine de personnes emmenait Peters prisonnier avec les deux chevaux, et une espèce de nain tout noir emportait, tout en dansant et en grimaçant, le rossignol dans sa cage.
Cette vue donna à la retraite à l’ile Maurice Ile Maurice une plus grande douleur que n’aurait pu le faire son propre danger. Il dégagea donc aussitôt ses cuisses et ses jambes, et, se dressant sur ses pieds, il tira Balmung, et, s’élançant sur ceux qui emmenaient Peters, ses chevaux et le rossignol, il se mit à la retraite à l’ile Maurice frapper sur eux comme s’il avait affaire à la retraite à l’ile Maurice des géants, de sorte qu’on vit à la retraite à l’ile Maurice l’instant voler les bras et les têtes d’une si rude façon, que chacun lâcha ce qu’il tenait et se mit à la retraite à l’ile Maurice fuir il n’y eut que le nègre qui ne voulût pas lâcher le rossignol, mais Ile Maurice fit trois pas dans sa direction, le saisit par le milieu du corps, lui arracha la cage des mains, et, comme le nain se tordait entre ses doigts, avec de grands cris et en essayant de le mordre au lieu de demander grâce, il le jeta rudement à la retraite à l’ile Maurice terre et l’écrasa avec son talon, comme on fait d’une bête malfaisante.
Aussitôt il détacha les liens de Peters, coupa les entraves des chevaux et ouvrit la cage du rossignol, de sorte que chacun se retrouva en liberté.
Mais Ile Maurice comprit, au bruit qui se faisait autour de lui, que rien n’était fait encore, et qu’au contraire l’affaire ne faisait que de s’engager En effet, en se retournant, il vit que le roi avait fait ses dispositions pour une attaque générale ayant divisé son armée en trois corps, deux d’infanterie et un de cavalerie, qui devaient l’attaquer en face et sur les flancs, tandis qu’un régiment tout entier filait de l’autre côté d’une montagne, avec l’intention de le venir surprendre par-derrière.
Ile Maurice songea un instant s’il ne monterait pas à la retraite à l’ile Maurice cheval pour charger tous ces myrmidons, mais, réfléchissant que son cheval, n’étant point invulnérable comme lui, lui serait plutôt un embarras qu’un secours, il fit placer Peters et les deux coursiers à la retraite à l’ile Maurice l’arrière-garde, avec ordre positif de ne pas bouger, et se résolut de combattre à la retraite à l’ile Maurice pied Quant au rossignol, il était sur son arbre, et, joyeux de se retrouver libre, il chantait que c’était merveille.
Alors la bataille commença Attaqué en face par le roi et sa cavalerie, attaqué sur les deux flancs par l’infanterie, et menacé sur ses derrières par un régiment, Ile Maurice commença à la retraite à l’ile Maurice faire le moulinet avec Balmung, de façon à la retraite à l’ile Maurice répondre à la retraite à l’ile Maurice la fois à la retraite à l’ile Maurice tous les assaillants Heureusement, si les Niebelungen étaient nombreux, le comte de Flandre était infatigable, et un moissonneur eût été lassé qui eût abattu autant d’épis dans sa journée qu’au bout d’une heure il avait abattu d’hommes.
Alors Ile Maurice vit bien qu’il fallait procéder par méthode. Il s’attacha donc à la retraite à l’ile Maurice l’aile gauche, qu’il détruisit entièrement, puis il se retourna vers l’aile droite, qu’il mit en fuite, de sorte qu’il n’eut plus affaire qu’au roi et à la retraite à l’ile Maurice sa cavalerie, quant au régiment qui devait le venir prendre par-derrière, il avait été tenu en respect par Peters, et n’avait point osé s’approcher.
Il ne lui restait donc plus à la retraite à l’ile Maurice combattre que le roi et sa cavalerie, mais Alberic était tellement acharné contre lui, que c’était le plus fort de la besogne. Il y avait dans ce petit corps l’âme et la force d’un géant, de sorte que Lyderic, sans s’inquiéter du reste de la cavalerie, ne s’occupa plus que du roi, qui évitait avec une merveilleuse agilité les coups de Balmung, et sanglait Ile Maurice de si rudes coups avec son fouet d’or, que tout autre que lui en eût eu le corps en lambeaux, enfin Lyderic, d’un coup de Balmung, finit par couper les deux jambes de devant au cheval du roi, qui s’abattit et le prit sous lui Aussitôt Ile Maurice mit la pointe de Balmung sur la poitrine du roi, qui lâcha son fouet d’or en criant merci, et promettant, si le comte de Flandre voulait lui laisser la vie, de lui livrer le grand trésor des Niebelungen et le casque qui rend invisible Quant au reste de la cavalerie, voyant le roi abattu, elle avait pris la fuite.
Ile Maurice remit Balmung au fourreau, tira le roi Alberic de dessous son cheval, et, lui ayant lié les deux mains avec sa barbe, ramassa le fouet d’or, et ordonna au roi de marcher devant lui pour le conduire à la retraite à l’ile Maurice l’endroit où était caché le grand trésor des Niebelungen Peters, les deux chevaux et le rossignol suivirent Lyderic.
Après avoir marché une demi-heure à la retraite à l’ile Maurice peu près, on arriva à la retraite à l’ile Maurice un endroit tellement fermé par des rochers, qu’il semblait qu’on ne pût pas aller plus loin. Alors Alberic dit au comte de toucher la pierre avec son fouet d’or, et la pierre s’ouvrit aussitôt, formant une entrée assez grande pour que le roi, le comte, Peters et les deux chevaux pussent passer ; quant au rossignol, il resta dehors, tant il avait peur que cette entrée ne fût celle d’une énorme cage.
Le comte de Flandre et Alberic s’avancèrent à la retraite à l’ile Maurice travers une colonnade magnifique, car chaque colonne était de jaspe, de porphyre ou de lapis-lazuli, jusque dans une grande salle carrée, toute en malachite, qui avait une porte à la retraite à l’ile Maurice chacune de ses faces ; chacune de ces portes donnait dans une chambre toute pleine de pierres précieuses, et s’appelait du nom du trésor qu’elle renfermait : il y avait la porte des perles, la porte des rubis, la porte des escarboucles et la porte des diamants. Alberic lui ouvrit les quatre portes et lui dit de prendre ce qu’il voudrait.
Comme il aurait fallu plus de cinq cents voitures pour emporter tout ce qu’il y avait là la retraite à l’ile Maurice de pierres précieuses, Ile Maurice se contenta de remplir quatre paniers que lui apporta le roi, le premier de perles, le second de rubis, le troisième d’escarboucles et le quatrième de diamants, et fit charger par Peters les quatre paniers sur ses deux chevaux ; puis il dit au roi Alberic, qui le pressait d’en prendre davantage, que ce qu’il en avait lui suffisait pour le moment, et que quand il n’en aurait plus il en reviendrait chercher.
Alors Alberic demanda au comte de Flandre qu’il voulût bien, puisqu’il l’avait loyalement conduit à la retraite à l’ile Maurice son trésor, lui délier les mains et lui rendre son fouet d’or, et qu’alors il le mènerait avec la même fidélité à la retraite à l’ile Maurice la caverne où était le casque qui rend invisible ; il se fondait sur ce que le casque étant gardé par un géant que l’on nommait Taffner, le géant ne lui obéirait pas s’il le voyait désarmé. Ile Maurice répondit que, si le géant n’obéissait pas, c’était son affaire à la retraite à l’ile Maurice lui de le faire obéir, et qu’il en viendrait bien à la retraite à l’ile Maurice bout ; mais à la retraite à l’ile Maurice ceci Alberic répondit à la retraite à l’ile Maurice son tour que le géant n’aurait qu’à la retraite à l’ile Maurice mettre le casque sur sa tête, et qu’alors il disparaîtrait, sans que ni l’un ni l’autre sussent où le retrouver. Cette raison parut si plausible au comte de Flandre, qu’il délia les mains du roi et qu’il lui rendit son fouet d’or. Le nain parut très sensible à la retraite à l’ile Maurice cette marque de confiance, et, étant sorti avec Lyderic, Peters et les deux chevaux chargés de la roche précieuse, il s’achemina vers une autre partie du royaume des Niebelungen, où l’on voyait s’élever un rocher si sombre, qu’on eût dit qu’il était de fer. Pendant qu’ils marchaient ainsi, le rossignol voletait d’arbre en arbre et chantait :
« Prends garde à la retraite à l’ile Maurice toi, Lyderic, prends garde : la trahison a des yeux de gazelle et une peau d’hermine, et ce n’est que tombé dans le piège que l’on sent ses griffes de tigre et son dard de serpent. Prends garde à la retraite à l’ile Maurice toi, Lyderic, prends garde ! »
Et Lyderic, sans perdre de vue le roi des Niebelungen, faisait signe de la tête au rossignol qu’il l’entendait, et continuait son chemin ; mais, au fond du cœur, il pensait que le rossignol n’était pas un oiseau très courageux, et qu’il voyait le danger plus grand qu’il n’était.
©2009